J’ai vécu mon éveil de chaos en chaos, au delà de mon ex-maître, dans l’intimité de mon âme, accepter cette révélation était une tâche beaucoup plus ardue que de se soumettre à lui. Se mettre à genoux pour le déifier, j’en étais capable comme les autres, faire semblant n’est pas si difficile, je me rebellais car j’étais dans mon personnage.
Face à la vérité de mon cœur, à l’absolue évidence que mon âme était une étincelle du divin, sans pouvoir l’expliquer, sans pouvoir même l’entendre, je n’ai pas eu le choix, j’étais à la dernière frontière et tout a explosé.

C’est loin de leurs miroirs, dans la solitude, maître absolu, que je me suis regardée en face et ENFIN j’ai traversé la nuit noire de mon âme.

« Plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l’âme. Il en est ici comme de la lumière naturelle : plus elle est claire, plus elle éblouit et obscurcit la pupille du hibou ; plus on veut fixer le soleil en face, et plus on éblouit la puissance visuelle et on la prive de lumière (…). De même quand cette divine lumière de la contemplation investit l’âme qui n’est pas encore complètement éclairée, elle produit en elle des ténèbres spirituelles», Saint Jean de la Croix.

J’ai arrêté de me consumer dans mes ténèbres, de renaître de mes cendres en continu tel un phénix rayé. La lumière était là, elle ne brûlait plus, elle éclairait tout simplement. J’ai commencé à marcher sur ma route.

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