Passage Tumay

Passage Tumay à Barranco,
Le pacifique pour écho,
Passage tu m’aimes à perdre haleine,
Holà chica
Mi corrazon
Tu es mon chant de baleines
Pas une samba
Pas un tango
C’est la coimbra qui hurle ici
Dans un taxi on longe la mer
Souffles salés, gratins d’écumes
En attendant le tsunami
Engloutissant la ville toute entière
On pense à nos paradis gris
Porte d’Italie sous la brume
Quitter tous ces perroquets bleus
Ces caméras, ces barbelés
Poussant sous les bougainvilliers
Les vierges les saints les christ en sang
Et toute la quincaillerie
Le grand désert sans queue ni tête
Où comme champignons de Paris
Poussent cartons tôles ondulées
Roses des sables bidons des villes
Une dernière fois faire la fete
Boire Pico et Manzilla
Et pas à pas
Quitter Lima.